Spiral


 

La pièce interroge la suprématie de la beauté occidentale et remet en question l’image du corps.

Créé en 2013 en collaboration avec le chorégraphe Wanjiru Kamuyu, artiste visuel Wangechi Mutu et compositeur Nate May.

/Durée : 40mn
/Tout public à partir de 8 ans

Chorégraphe et Interprète Wanjiru Kamuyu
Assistant Chorégraphe/Regard extérieur David Gaulein-stef, Claudie Gatineau
Musique (composition and arrangement) Nate May
Texte Arianne Kobler
Costumes Cami Huebert
Lumières Cyril Mulon
Décor Halea J. Coulter
Images Wangechi Mutu
Conception des images projetées Cyril Mulon

 

Synopsis

Kenyane (par mon père) et Américaine (par ma mère) j’ai baigné toute mon enfance dans les deux cultures. Je me sens préoccupée par les conséquences de l’homogénéisation d’un concept de beauté chimérique qui, d’un continent à l’autre, conduit les femmes et les hommes à s’infliger des traitements divers pour modifier leur aspect physique afin de correspondre aux critères culturels, raciaux et sociaux de la beauté occidentale. Une beauté créé de toute pièce par l’industrie de la mode et relayée massivement par la publicité.

Par la danse, Spiral tente d’explorer les relations entre l’image dominante et notre liberté de choix

Description et inspiration

Le costume est utilisé comme une deuxième peau ou un masque qui est enlevé et remis pendant la pièce. La jupe est inspirée par la mode de l’époque Victorienne où les fesses et les hanches sont mises en valeur, mais plus directement par la plastique de Sarah Baartman, originaire d’Afrique du Sud, également connue sous le nom Vénus Hottentot. Considérée comme une curiosité sexuelle, elle a été réduite en esclavage et exhibée pour ses gros organes génitaux, ses grosses fesses et ses gros seins, dans le cadre des expositions coloniales en Europe (1810-1815). Après sa mort en 1815 à Paris, son squelette a été exposé au Musée de l’Homme jusqu’en1976. En 1997, après un grand débat politique, son squelette était ramené au Afrique du Sud.

J’ai choisi de travailler avec les images de l’artiste renommée, Wangechi Mutu. Le parcours de son travail met en valeur une narration à la fois historique, culturelle et personnelle du post-impérialisme, du féminisme et de la mondialisation en associant des images du corps féminin à des récits contemporains sur la culture et la tradition africaines.

La pièce vise à permettre d’explorer et de découvrir très profondément ma voix chorégraphique en traversant les sujets de la beauté et l’image du corps. Les mouvements intégreront plusieurs techniques (moderne, danse classique, africaine, butoh et release) qui permettent d’avoir un vocabulaire riche et varié. Les phases chorégraphiques proposées s’organisent autour de mouvements dynamiques, jouant sur le contrôle et la perte de contrôle : la notion de spirale restant fondamentale. Il y a aussi des moments théâtraux où le langage gestuel s’accompagne d’expressions faciales raffinées et subtils, parfois exagérées. La danse commence dans un état de méditation et graduellement elle éclate dans l’espace.

Wanjiru Kamuyu

www.wkcollective.com


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