Les Désencordés

Danse, acrobaties et arts visuels

Le Spectacle / Entre danse, cirque et bande dessinée

A travers les interprètes et leurs avatars dessinés, Les Désencordés traite du cadre social, du déracinement culture et affectif, et de l’auto-détermination. La pièce est un conte philosophique qui explore les mécanismes mouvants de la pensée, appuyant sa réflexion sur les écrits de Deleuze.
L’esthétique du spectacle est marquée par un graphisme
en noir et blanc très tranché, une scénographie ludique et modulable, et des chorégraphies acrobatiques et aériennes. Au croisement de la quête métaphysique et de la poésie gestuelle, les codes de la BD sont ici mis au service de la narration et de l’onirisme.
L’écriture corporelle s’inscrit dans une
hybridation de la danse et du cirque. Soutenue par Saief Remmide, Claudie Gatineau met en place une chorégraphie aux frontières entre plusieurs disciplines : les acrobaties au sol, les portés acrobatiques, la corde lisse et la danse escalade se lient au hip-hop et à la danse contemporaine.

Les Désencordés est une pièce pouvant être jouée en rue comme en salle. Elle met les arts visuels au centre du travail créatif, poussant plus loin l’expérimentation de nouveaux rapports entre les disciplines. La lutte et le jeu des corps autour du dispositif créent le sens et l’intime de la pièce.

 

Synopsis / L’Arbre de l’Immanence

« Je suis blotti dans une poche ligneuse comme si mon corps en avait moulé la forme. Une prison végétale dont je serai le noyau.
Le maillage est assez grand mais pas suffisant pour me laisser un échappatoire et passer à travers ce filet oppressant. Il a été tissé grossièrement dans des racines humides et encore vivantes de leurs mémoires cellulaires. Je ne sais depuis combien de temps je suis dans cette pénombre. J’ai peine à voir un quelconque horizon. Je distingue des lumières dans la nuit comme des lucioles parsemées. Elles éclairent d’autres nids. Mes yeux ne pouvent m’assurer s’ils sont habités ou pas. Mon corps est assagi. Cette cellule m’est familière mais je ne saurais dire pourquoi… »

Les désencordés est un dialogue entre deux personnages qui ne sont qu’un et qui s’abandonnent dans l’Arbre de l’Immanence – reflet du système de pensée du protagoniste – sans trop savoir ce qu’il adviendra. L’un reste au sol à divaguer de ses mouvements dansés qui oscillent entre abandon et possession, l’autre lui ouvre les portes aériennes de l’empreinte de sa vie. Le premier personnage est un homme noyé dans sa solitude et ne sachant comment se défaire des cordes que lui impose l’arbre.
Une femme rouge tisse un fil d’Ariane dans les poches de ses souvenirs
. Elle se joue des cordes, de l’arbre, de l’air, des poches. Sa gestuelle aérienne et acrobatique ouvre un théâtre vertical visuel et poétique.

 

Equipe /

Conception artistique : Claudie Gatineau
Conception visuelle :
La Carpette
Interprètes :
Claudie Gatineau, Saïef Remmide

Calendrier de production /

2014-2015 : résidences de recherche à la Scène Nationale de Shems’y, à la maison des arts de Multia, à l’ENACR et Au Bout du Plongeoir.
2015-été 2016 :
laboratoire de recherche scénographique au Point Haut (cie Off).
Fin 2016 –
fin 2017 : résidences de création chorégraphique et graphique.
printemps 201
8 : résidences techniques (projection et lumière).
été 201
8 : résidences de finalisation.
Diffusion
à la rentrée 2018.

Coproducteurs et partenariats en cours /

L’ENACR (l’Ecole nationale du cirque de Rosny sous bois)
Au Bout du plongeoir
La Scène Nationale de Shems’y (Maroc)
La Maison des Arts de Multia (Finlande)
Le Point Haut / Cie Off
Le 37° parallèle
La Gare, fabrique des arts en mouvement
Ay-Roop

Soutiens /

La Ville de Bruz
L’Institut Français / La Région Bretagne